jan 04

J’en ai 4 paires. J’en prends bien soin et elles me le rendent bien, ma femme les adore, elles font l’admiration de tous.

Avant que cette note ne prenne un tour graveleux, je précise à l’attention de mes lecteurs que je ne suis pas en train de parler d’excroissances quelconques de mon anatomie, mais bien de mes 4 paires de Converse, godasses que je pouvais difficilement voir en peinture il y a de ça à peine 3 ans, et qui ont fini par faire partie de moi, à moins que ce ne soit le contraire.

Un modèle en cuir noir, assez banal, un autre en cuir brun qui a une patine de la mort qui tue et qui fait ma fierté, une troisième en toile vert pomme et, last but not least, ma paire de toile rouge. Toutes en modèle haut, cela va de soi, non mais, vous me prenez pour qui au juste ?! …

Si je vous parle aussi abruptement de mes chaussures, c’est que Converse, qui sent décidément bien l’air du temps, vient de sortir plusieurs modèles inspirés par de grands groupes de rock : que diriez-vous d’une paire de Black savates (Black Sabbath, pardon), de shoes à la mode de chez Who (à la modeu, à la moodeu…), de coups de tatanes dans les Doors, de souliers de satan ou de grands coups de pompes dans le Kurt ?

Mais celles qui suscitent ma convoitise de fan enamouré sont bien les écrase-merde estampillés Pink Floyd.

Parler godasses ne dispense pas d’un soupçon de culture, que diable ! Profitons de cette courte pause pour tordre le coup à une idée reçue : non, “Pink Floyd” ne signifie pas “Flamant Rose” et si vous voulez une explication du pourquoi du comment de leur blase, ben vous n’avez qu’à vous rendre ici, ok ?

Avant d’être interrompu par un musicologue verbeux, je disais donc que ces ballerines Floyd me tentent bien, en particulier le modèle “Wish you were here”. Cela dit, faut les voir portées, hein, comme dirait l’autre…

Soyez en sûrs, le modèle Sex Pistols ne tardera pas à faire son apparition, ne serait-ce que pour me permettre de finir cet article en beauté : “never mind the bollocks ! ” ;-)

mes Converse vertes

Et vous, vous aimeriez voir quel groupe sur vos chaussures — le premier qui dit Laura Fabian prend un coup de tatane dans ses petites gonades  :-) — ?

écrit par pazpatu

déc 30

…comme son nom l’indique, “qui vient après” (j’ai fait anglais en LV1, même pas eu besoin d’un dictionnaire, ça vous la coupe, hein ?).

Désigne également, dans le jargon de Canal+, les courts jingles précédant les coupures publicitaires dans l’émission “le Grand Journal”. En dehors du fait que les animateurs s’y trémoussent de concert, avec des fortunes diverses, ces petites virgules musicales possèdent la particularité de changer toutes les semaines et d’être de très bonne tenue. Ce que vous entendez là a généralement une petite longueur d’avance sur ce que vous entendrez bientôt…understand ? :-)

Comme vous vous en doutez, des fondus (personne ne sait s’ils sont savoyards ou bourguignons) recensent scrupuleusement tous les morceaux illustrant ces coming-next : les voilà.

J’en ai recherché beaucoup sur le net, sans savoir qu’un autre savoyard/bourguignon (barrer la proposition inexacte) avait déjà bossé dans Deezer. Qu’il soit loué, comme le seigneur (ou les poulets) !

P.s. les morceaux les plus récents sont tout au bout, là…voilà…
P.s. 2 et une petite playlist pour Nouvel-an, une !

écrit par pazpatu

déc 28

Dernier article : 6 septembre. Ante-pénultième : 27 juin. No comment…

Comment vous dire ? Je n’en avais tout simplement pas envie. Voilà, c’est ça : pas envie. Pas envie d’écrire pour écrire, parce qu’il le faut, parce qu’il y a des gens qui vous lisent et attendent hypothétiquement vos insignifiants articles. Pas envie de répondre systematiquement à tous les commentaires. Pas de temps pour ça…

Et puis, des petites voix amicales qui vous glissent à l’oreille, de temps à autre, des choses gentilles comme “j’aime bien ton blog” ou encore “pourquoi tu n’écris plus ? Ça nous manque”. C’est surement stupide, mais j’aime bien qu’on m’aime. C’est comme ça, on ne se refait pas. Un putain de moteur pour moi. J’aime bien qu’on me le dise de temps à autre…

J’ai donc décidé tout récemment de m’y remettre, après avoir pris la décision de tout arrêter. Vous connaissez l’expression dans laquelle il est question d’imbéciles et de changer d’avis ? Je vais faire cool. A mon rythme. Je lis peu, voire pas du tout en ce moment. Un jeûne litteraire en quelque sorte. Je vous le conseille. Ca fait du bien après une orgie. J’ecoute peu de choses nouvelles, pour les mêmes raisons. Overdose.

Je vais faire cool disais-je. Un article de temps à autre. Court. Si ça ne vous déplait pas, vous me le direz ? ;-)

écrit par pazpatu

sept 06

 C’est toujours pareil. Systématique et ostentatoire. Ostensible, dites-vous ? Va pour ostensible…

Toujours la même chanson, au propre comme au figuré. Aujourd’hui comme hier, et certainement demain, ma chère et tendre chante devant sa purée cet improbable tube pubesque estampillé 1976 :  “Quand je fais de la purée Mousline, je suis sûre que tout l’monde en reprend“. Mes enfants la connaissent , à force, et même si la source leur est inconnue, ils rigolent de bon cœur.

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai pris les choses en main. Je leur ai fait voir et entendre l’original. Ca a vieilli, indubitablement, mais la musique, signée  Roland Vincent — compositeur de “Pour un flirt” et “Chez Laurette”, excusez du peu —, reste très classe. On a bien rigolé :-)

Mais vous savez ce que c’est. Clic. Clic. On ne peut pas s’en empêcher. Clic. Clic. On se retrouve très vite à ré-écouter ça (une de mes préférées du monde de tous les temps, signée du génialissime Gotainer) et bien sûr ça (même pas de mérite tellement elle est mortelle). Bon j’arrête, je suis en train de me taper Royco et Narta. Au secours !!!!!Et vous, vos musiques de pub préférées ?

écrit par pazpatu

août 19

Alors voilà, Sam a une petite amie. Elle est belle et son prénom c’est Alicia…

Sam, son truc à lui, c’est le skate. Pas les filles. Il est pas top au bahut, mais c’est ok pour pour sa mère. C’est sûr, il se projette difficilement dans l’avenir. Qui pourrait l’en blâmer, il a 16 ans. Quand il a des soucis, il s’adresse au poster de Tony Hawk, le Dieu de la planche à roulettes; ça l’aide vachement, mine de rien. Il s’en fout de passer pour un gogol. Alicia, quant à elle, veut devenir mannequin. Ca marche pas  super à l’école mais ses parents universitaires sont à la cool. Ces deux là ont la vie devant eux. Ou presque. Un petit problème de contraception va changer le cours de leur vie : ils vont être forcés de devenir adultes un peu plus vite que prévu. Je vous fais un dessin ?

J’ai souvent attendu les livres de Nick Hornby avec la plus grande impatience. L’auteur de “Haute-Fidélité”, son meilleur livre, est un formidable conteur, ses personnages sont consistants, les situations souvent cocasses. Comme dans beaucoup de ses précédents romans, il excelle dans la description d’ados attardés et des plus infimes détails du coeur de l’homme. Embedded. Le lecteur ressent une véritable empathie pour les personnages, et Sam tout particulièrement. Dès l’entame du livre, je me suis revu ado et n’ai eu qu’à remplacer Greenday par Supertramp et le Skate par la planche à roulettes ;-)

Mais “Slam”, comme son précédent roman “Vous descendez ?”, m’a un peu laissé sur ma faim plus le livre avançait. Je me suis demandé si cela venait du fait que ce roman appartenait davantage à la catégorie de livres que les anglo-saxons nomment “young adult novel” (et qui n’a pas de réel équivalent en France) qu’à celle du roman. Hornby a en effet écrit “Slam” en pensant à cette population de lecteurs comprise entre 12 et 18 ans, et recommande d’ailleurs chaudement dans ses interviews ce qu’il appelle les “non-boring Awards”,  liste de livres conseillés par la Yalsa (Young Adult Library Services Association). En suivant ce raisonnement, cette “nouvelle pour jeunes adultes” aurait dû plaire à ma fille de 16 ans, ou même figurer parmi les nominés des “non-boring Awards. Dans les deux cas, cela ne fut pas.

In fine, et malgré le sujet assez grave, j’ai donc trouvé ce livre un peu vain : situations bidons, dialogues ennuyeux, auto-morsure d’appendice caudal, onanisme cérébral. “Slam” n’est tout simplement pas de la trempe de “Carton jaune” ou de “Haute-Fidélité”. Peut-être fera-t-il à l’avenir un excellent film, puisque c’est le sort qui semble réservé à tous les livres de Nick Hornby. En attendant, et comme aurait très bien pu le dire Sam, je m’y suis “grave emmerdé”.

Livre critiqué dans le cadre de l’opération “Masse critique” du site Babelio

écrit par pazpatu

juin 27

J’ai eu un choc quand j’ai appris la nouvelle. Sans déconner. Comme si on m’avait dit que la Joconde avait été peinte en 1954 par un obscur peintre montmartrois. Ou que quelqu’un double la voix de Prince lors de ses concerts. Pas moins. Jean-paul Goude vient en effet de révéler, dans un livre retraçant ses 30 ans de carrière, que la photo ornant la pochette de l’album “Island Life”, représentant Grace Jones dans une arabesque insensée, était en fait une image résultant d’un photo-montage. Citant souvent Grace Jones comme le canon black ultime sur la seule foi de cette image, il ne me serait pas venu à l’idée, ne serait-ce qu’une seconde, de remettre cette photo en question. Naif que j’étais. La seule chose qui me rassure c’est qu’étant donné le raffut que cette nouvelle provoque sur le net, je ne devais pas être le seul. Non mais.

Snapshot: Grace Jones

écrit par pazpatu

juin 15

 
C’est décidé, je n’achèterai plus de Cd. Et plus rien à la fnac. La goutte d’eau, celle qui a fait déborder le vase ? Ecoutez bien, elle est excellente (l’histoire, pas la goutte).

Le 1er mai, jour de glandouille, afin d’écouler un bon d’achat de 10 euros gagné grâce à gromo, je commande sur fnac.com un dvd de Jill Scott (hautement recommandable). Et puis je me dis tiens, tant que tu y es, commande par la même occasion le dernier cd de Portishead que tu possèdes déjà en mp3, faut quand même soutenir les artistes que tu apprécies et patati et patata… Je commande, donc… et puis j’attends

Le 13 mai, soit 13 jour plus tard, un message m’annonce que ma commande a été expédiée mais que le cd de Portishead, “Third”, celui-là même qui est en couverture de tous les magazines du moment, des Inrocks à Rock n’Folk en passant par Trax, Tsugi (j’en passe et des meilleurs), n’est pas disponible auprès des fournisseurs. Bizarre, car au moment de la commande, il était annoncé disponible. Dans le même temps, je suis persuadé que toutes les Fnac de France et de Navarre en possédent des piles gigantesques. Ca fait râler mais bon, visiblement “magasin en ligne” et “magasin en dur” n’ont pas de lien… En plus, et c’est bien connu, un site d’achat en ligne, c’est très très con : ça s’ingénie à dire qu’un article est dispo alors même que le stock, géré par des employés sous-payés dans d’immenses entrepôts est connu à la seconde près (en tout cas c’est comme ça que ça fonctionne, et plutôt bien, chez Amazon).

Bref, je reçois le dvd de Jill Scott, mais toujours pas mon Portishead… J’attends….

Aujourd’hui, dimanche 15 juin, soit un mois et demi après ma commande (facile à calculer, à croire qu’on m’a fait une blague), je reçois un message laconique m’annonçant que le cd est Indisponible (sic), assorti de ce commentaire : “Pour certains articles, nous nous approvisionnons directement auprès des fournisseurs, ce qui nous permet de vous proposer l’offre la plus large possible. Malgré toute l’attention que nous apportons à la mise à jour de notre base de données, il arrive exceptionnellement qu’un article ne soit plus disponible le jour où vous passez votre commande. Dans l’impossibilité de vous garantir une date de livraison et pour éviter de vous faire trop attendre, nous avons, préféré annuler cette partie de votre commande. Vous ne serez évidemment pas débité de son montant puisque nous établissons la facture seulement au moment où votre article est expédié.”

Alors voilà, j’ai pris deux décisions graves ce matin :

1. je n’achèterai plus de cd

2. je ne prendrai plus cette $*£%@ de carte qu’il faut payer, et j’essaierai à l’avenir, tant que faire se peut, de fuir ces soit-disant “agitateurs de curiosité” qui se foutent de la gueule de leurs clients et qui sont surtout des “agitateurs de morosité” (tous ceux qui me connaissent savent ce que j’ai pu dépenser dans ma fnac de province et ce que cela signifie comme manque à gagner pour cet “agitateur d’absurdité”).

écrit par pazpatu

mai 31

Quand je vous disais que c’était une chanson merveilleuse. Amy Winehouse a reçu le prestigieux prix Ivor Novello pour sa chanson «Love Is a Losing Game». Fidèle à sa sulfureuse réputation, l’artiste est arrivée trop en retard pour recevoir son prix. «Rehab», son précédent tube, avait déjà reçu ce même prix l’an dernier — rappelons que cet honneur est décerné par les auteurs-compositeurs britanniques —. Espérons simplement que l’alcool et la drogue ne l’emportent pas trop vite au pays de Janis Joplin…Allez, encore une fois, pour le plaisir…

écrit par pazpatu

mai 28

Dimanche passé, première rencontre à Bruxelles avec un réalisateur/scénariste/écrivain préparant actuellement un long-métrage dont Marc et moi, au sein de Lingo, pourrions bien composer la musique *dit-il en croisant les doigts*.

Appelons-le Philippe B.

Discussion à bâtons rompus : son prochain film, des amis communs, le financement de son projet, la musique qu’il imagine, des berceuses juives, un des 180 thés qu’il nous faut choisir sur la carte…. Et puis, le fil de la discussion qui change de cap : le dépaysement, ses origines, l’état des routes, mon voyage en Ukraine. Je lui raconte les grandes lignes de ce périple en évoquant, bien sûr, le livre de Daniel Mendelsohn, “Les Disparus”. Petit sourire entendu… Il s’empare de son sac à dos et en extirpe le livre qu’il est en train de lire : “Les Disparus” en version anglaise. Eclat de rire. On se remémore les bonnes pages de “Tout est illuminé” de Safran Foer, on inventorie quelques bons bouquins, on glisse sur son prochain scénario : tiens, une autre lecture marquante, “Quartier lointain” de Jiro Taniguchi ! Des petits légos qui s’imbriquent comme ça, tout naturellement, et fabriquent aussitôt des connexions…un bon moment en somme.

écrit par pazpatu

mai 28

écrit par pazpatu