Quelques grammes de finesse… Mais que peut-il bien faire puisqu’il ne s’occupe plus de son blog ? …
mar 28

Bon, voilà, François Weyergans est élu à l’académie française. Depuis le temps que j’entendais dire qu’il était un des plus grands écrivains français vivants, il fallait bien que ça arrive un jour. On m’aurait demandé mon avis, pas sûr qu’il soit aujourd’hui de vert vêtu, mais comme personne ne m’a appelé…

Je m’étais fait piéger une première fois au moment de la sortie de “Franz et François” par une critique dithyrambique. Il écrit bien, Weyergans, ça n’est pas ça, mais ce qu’il raconte… Pareil la deuxième fois. Le Goncourt, tout de même, une forme de consécration. “Trois jours chez ma mère”.  Je me suis fait chier, mais chier !

Ce qui est étonnant n’est pas son élection mais plutôt la manière dont celle-ci s’est déroulée. Jour choisi par Weyergans pour le dépôt de sa candidature ? Le 5 mars, soit la date-butoir choisie par l’académie. Trois semaines avant l’élection, c’est un peu short, vous en conviendrez ? On sait ce que l’élévation au rang d’immortel nécessite d’ordinaire en préliminaires et en intrigues de couloirs.

Weyergans a choisi quant à lui la voie épistolaire. Il passe les trois dernières semaines qui le séparent du choix fatidique des immortels à écrire 35 lettres, de sa plus belle plume de marque Namiki, à de verts académiciens. Ce détail calligraphique a son importance car ce beau et précieux stylo lui a été offert par son plus fidèle soutien médiatique, Jean-Luc Delarue. Vous avez bien lu, Jean-Luc Delarue, oui oui, celui auquel vous pensez.

Il faut croire que le fayotage épistolaire a du bon — “Chaque lettre m’occupait de cinq à six heures. A chaque fois, je prenais un de leurs livres et j’en faisais l’éloge” — puisque la taulière de l’établissement a déclaré  : “Monsieur, vous avez renoué avec la tradition du XVIIIe siècle, où tous les échanges entre académiciens étaient épistolaires”. Certes, mais de là à faire le panégyrique de Valéry Giscard d’Estaing !

Il semblerait que plusieurs éditeurs soient déjà sur les rangs pour la publication de ces lettres. Très très fort, ce Weyergans !

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écrit par pazpatu

3 Réponses à “fayot vert”

  1. Colibri Dit:

    Donc, si Delarue lui avait juste prêté un vieux bic orange un peu machonné on en serait pas là ? Ceci dit, faut qu’il fasse gaffe à son précieux stylo ce brave Weyergans, des fois qu’il croiserait un certain petit président à une séance de dédicace…

  2. Pazpatu Dit:

    Et nous les les blogueurs alors, comment on va faire pour entrer à l’académie avec nos misérables claviers ? On ne bavarde pas, on clavarde. On n’écrit pas, on tape. On ne converse pas, on tchate. Il est temps qu’on prenne le pouvoir et qu’on vire ces vieillards cacochymes.
    Au armes les blogeurs ! Formez vos bataillons !

  3. enila Dit:

    Aux claviers, diaristes
    Former vos articles
    Bloguons, bloguons,
    qu’un style nouveau
    abreuve ces troufions (fallait que ça rime…)”

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