mar 28

De l’incidence de la facture instrumentale sur la composition.
Un article passionnant à lire sur Slate.

écrit par pazpatu

mar 22

Joli mot, entendu pour la première fois dans la bouche d’un journaliste aujourd’hui : “bouteillon”.

Aux dires du susnommé, il s’agirait d’un terme désignant dans le milieu politique une rumeur annonçant tel ou tel ministre dans un remaniement gouvernemental.

N’écoutant que ma curiosité, je me précipite sur mon dico et j’apprends que le mot désigne une “marmite aplatie en métal en usage dans l’armée depuis la première guerre mondiale (et accessoirement chez les campeurs)”. Quel rapport avec l’éviction de Xavier Darcos, me direz-vous ?

Et bien il se trouve que par extension ce mot désigne dans le jargon militaire une “nouvelle des plus incertaines” arrivant par l’intermédiaire des porteurs de soupe venus de l’arrière. En bref, ils n’apportaient pas seulement le ragout mais aussi les ragots !

C’est fou ce que l’origine des mots peut apporter comme menue satisfaction au quotidien !

écrit par pazpatu

avr 08

Dernière page de Libé, samedi. Portrait de Catherine Destivelle la géniale alpiniste qui décide de raccrocher ses cordes et ses piolets à l’âge de 48 ans.
Titre de l’article : “Lasse de pics”… Parfois je me demande si ce n’est pas pour ce genre de formules que je suis abonné à Libé ;-)
P.s. Ça me rappelle un article sur les rapports conflictuels qu’entretenait le footballeur Lamouchi avec son entraineur Guy Roux et qui titrait : “Lamouchi du coach”.

écrit par pazpatu

mar 28

Bon, voilà, François Weyergans est élu à l’académie française. Depuis le temps que j’entendais dire qu’il était un des plus grands écrivains français vivants, il fallait bien que ça arrive un jour. On m’aurait demandé mon avis, pas sûr qu’il soit aujourd’hui de vert vêtu, mais comme personne ne m’a appelé…

Je m’étais fait piéger une première fois au moment de la sortie de “Franz et François” par une critique dithyrambique. Il écrit bien, Weyergans, ça n’est pas ça, mais ce qu’il raconte… Pareil la deuxième fois. Le Goncourt, tout de même, une forme de consécration. “Trois jours chez ma mère”.  Je me suis fait chier, mais chier !

Ce qui est étonnant n’est pas son élection mais plutôt la manière dont celle-ci s’est déroulée. Jour choisi par Weyergans pour le dépôt de sa candidature ? Le 5 mars, soit la date-butoir choisie par l’académie. Trois semaines avant l’élection, c’est un peu short, vous en conviendrez ? On sait ce que l’élévation au rang d’immortel nécessite d’ordinaire en préliminaires et en intrigues de couloirs.

Weyergans a choisi quant à lui la voie épistolaire. Il passe les trois dernières semaines qui le séparent du choix fatidique des immortels à écrire 35 lettres, de sa plus belle plume de marque Namiki, à de verts académiciens. Ce détail calligraphique a son importance car ce beau et précieux stylo lui a été offert par son plus fidèle soutien médiatique, Jean-Luc Delarue. Vous avez bien lu, Jean-Luc Delarue, oui oui, celui auquel vous pensez.

Il faut croire que le fayotage épistolaire a du bon — “Chaque lettre m’occupait de cinq à six heures. A chaque fois, je prenais un de leurs livres et j’en faisais l’éloge” — puisque la taulière de l’établissement a déclaré  : “Monsieur, vous avez renoué avec la tradition du XVIIIe siècle, où tous les échanges entre académiciens étaient épistolaires”. Certes, mais de là à faire le panégyrique de Valéry Giscard d’Estaing !

Il semblerait que plusieurs éditeurs soient déjà sur les rangs pour la publication de ces lettres. Très très fort, ce Weyergans !

écrit par pazpatu

jan 11

mitsune

Mon greffier mignon s’appelle Mitsuné. Je devrais plutôt dire qu’il porte sur sa carte d’identité le noble patronyme de Mitsuné. Avec un e accent aigü. On cherchait un nom qui fasse japonais. Comme pokémon ? Non, pas vraiment… Il a failli s’appeler “Monsieur Tanaka” (cf Kafka sur le rivage) : il l’a échappé belle…

Le problème avec Mitsuné, c’est que depuis sa naissance, il n’a pas arrêté de changer de blase. C’est pas de sa faute, on est d’accord…

D’abord ce fut chichou. C’est resté, surtout pour les câlins. Puis il eut droit à un plus improbable “kevin”, rapport à une de ses scènes cultes du film “un air de famille”  qu’adore ma tendre épouse :

- Betty: ça va les enfants? Ca fait longtemps que je les ai pas vus.

- Yolande: Ah! J’en ai marre en ce moment des enfants! Mickaël lui ça va, ça va toujours! Mais Kevin, oh écoute! Je n’en peux plus ! Il ne cherche qu’à me contrarier . Tu sais ce qu’il m’a fait mercredi? Une otite!!!!

(c’est la fête, régalez-vous : texte intégral)

Perso, j’adore l’appeler “gros patapouf” rapport à son poids, en insistant bien sur les les “p” et les “t”. Mais depuis qu’il s’est mis au chlam, je l’ai aussi rebaptisé “Gros corps velu“. Pour le plaisir d’un jeu de mot facile, il a même eu droit à “fidèle castré” (c’est vrai qu’il a le cul bas).

C’est un animal, certes, mais je me demande parfois s’il ne va pas devenir schizo à force de surnoms. Z’en pensez quoi, vous ?

écrit par pazpatu

jan 07

Dites, je me pose une question… Ca n’est pas franchement vital, mais quelqu’un saurait-il comment je peux appeler la petite fille du cousin de mon père ? Arrière petite-cousine ? A-t-elle d’ailleurs un quelconque lien de parenté avec moi ? Les généalogistes en herbe help ! ;-)

écrit par pazpatu

jan 04

J’en ai 4 paires. J’en prends bien soin et elles me le rendent bien, ma femme les adore, elles font l’admiration de tous.

Avant que cette note ne prenne un tour graveleux, je précise à l’attention de mes lecteurs que je ne suis pas en train de parler d’excroissances quelconques de mon anatomie, mais bien de mes 4 paires de Converse, godasses que je pouvais difficilement voir en peinture il y a de ça à peine 3 ans, et qui ont fini par faire partie de moi, à moins que ce ne soit le contraire.

Un modèle en cuir noir, assez banal, un autre en cuir brun qui a une patine de la mort qui tue et qui fait ma fierté, une troisième en toile vert pomme et, last but not least, ma paire de toile rouge. Toutes en modèle haut, cela va de soi, non mais, vous me prenez pour qui au juste ?! …

Si je vous parle aussi abruptement de mes chaussures, c’est que Converse, qui sent décidément bien l’air du temps, vient de sortir plusieurs modèles inspirés par de grands groupes de rock : que diriez-vous d’une paire de Black savates (Black Sabbath, pardon), de shoes à la mode de chez Who (à la modeu, à la moodeu…), de coups de tatanes dans les Doors, de souliers de satan ou de grands coups de pompes dans le Kurt ?

Mais celles qui suscitent ma convoitise de fan enamouré sont bien les écrase-merde estampillés Pink Floyd.

Parler godasses ne dispense pas d’un soupçon de culture, que diable ! Profitons de cette courte pause pour tordre le coup à une idée reçue : non, “Pink Floyd” ne signifie pas “Flamant Rose” et si vous voulez une explication du pourquoi du comment de leur blase, ben vous n’avez qu’à vous rendre ici, ok ?

Avant d’être interrompu par un musicologue verbeux, je disais donc que ces ballerines Floyd me tentent bien, en particulier le modèle “Wish you were here”. Cela dit, faut les voir portées, hein, comme dirait l’autre…

Soyez en sûrs, le modèle Sex Pistols ne tardera pas à faire son apparition, ne serait-ce que pour me permettre de finir cet article en beauté : “never mind the bollocks ! ” ;-)

mes Converse vertes

Et vous, vous aimeriez voir quel groupe sur vos chaussures — le premier qui dit Laura Fabian prend un coup de tatane dans ses petites gonades  :-) — ?

écrit par pazpatu

sept 06

 C’est toujours pareil. Systématique et ostentatoire. Ostensible, dites-vous ? Va pour ostensible…

Toujours la même chanson, au propre comme au figuré. Aujourd’hui comme hier, et certainement demain, ma chère et tendre chante devant sa purée cet improbable tube pubesque estampillé 1976 :  “Quand je fais de la purée Mousline, je suis sûre que tout l’monde en reprend“. Mes enfants la connaissent , à force, et même si la source leur est inconnue, ils rigolent de bon cœur.

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai pris les choses en main. Je leur ai fait voir et entendre l’original. Ca a vieilli, indubitablement, mais la musique, signée  Roland Vincent — compositeur de “Pour un flirt” et “Chez Laurette”, excusez du peu —, reste très classe. On a bien rigolé :-)

Mais vous savez ce que c’est. Clic. Clic. On ne peut pas s’en empêcher. Clic. Clic. On se retrouve très vite à ré-écouter ça (une de mes préférées du monde de tous les temps, signée du génialissime Gotainer) et bien sûr ça (même pas de mérite tellement elle est mortelle). Bon j’arrête, je suis en train de me taper Royco et Narta. Au secours !!!!!Et vous, vos musiques de pub préférées ?

écrit par pazpatu

juin 27

J’ai eu un choc quand j’ai appris la nouvelle. Sans déconner. Comme si on m’avait dit que la Joconde avait été peinte en 1954 par un obscur peintre montmartrois. Ou que quelqu’un double la voix de Prince lors de ses concerts. Pas moins. Jean-paul Goude vient en effet de révéler, dans un livre retraçant ses 30 ans de carrière, que la photo ornant la pochette de l’album “Island Life”, représentant Grace Jones dans une arabesque insensée, était en fait une image résultant d’un photo-montage. Citant souvent Grace Jones comme le canon black ultime sur la seule foi de cette image, il ne me serait pas venu à l’idée, ne serait-ce qu’une seconde, de remettre cette photo en question. Naif que j’étais. La seule chose qui me rassure c’est qu’étant donné le raffut que cette nouvelle provoque sur le net, je ne devais pas être le seul. Non mais.

Snapshot: Grace Jones

écrit par pazpatu

juin 15

 
C’est décidé, je n’achèterai plus de Cd. Et plus rien à la fnac. La goutte d’eau, celle qui a fait déborder le vase ? Ecoutez bien, elle est excellente (l’histoire, pas la goutte).

Le 1er mai, jour de glandouille, afin d’écouler un bon d’achat de 10 euros gagné grâce à gromo, je commande sur fnac.com un dvd de Jill Scott (hautement recommandable). Et puis je me dis tiens, tant que tu y es, commande par la même occasion le dernier cd de Portishead que tu possèdes déjà en mp3, faut quand même soutenir les artistes que tu apprécies et patati et patata… Je commande, donc… et puis j’attends

Le 13 mai, soit 13 jour plus tard, un message m’annonce que ma commande a été expédiée mais que le cd de Portishead, “Third”, celui-là même qui est en couverture de tous les magazines du moment, des Inrocks à Rock n’Folk en passant par Trax, Tsugi (j’en passe et des meilleurs), n’est pas disponible auprès des fournisseurs. Bizarre, car au moment de la commande, il était annoncé disponible. Dans le même temps, je suis persuadé que toutes les Fnac de France et de Navarre en possédent des piles gigantesques. Ca fait râler mais bon, visiblement “magasin en ligne” et “magasin en dur” n’ont pas de lien… En plus, et c’est bien connu, un site d’achat en ligne, c’est très très con : ça s’ingénie à dire qu’un article est dispo alors même que le stock, géré par des employés sous-payés dans d’immenses entrepôts est connu à la seconde près (en tout cas c’est comme ça que ça fonctionne, et plutôt bien, chez Amazon).

Bref, je reçois le dvd de Jill Scott, mais toujours pas mon Portishead… J’attends….

Aujourd’hui, dimanche 15 juin, soit un mois et demi après ma commande (facile à calculer, à croire qu’on m’a fait une blague), je reçois un message laconique m’annonçant que le cd est Indisponible (sic), assorti de ce commentaire : “Pour certains articles, nous nous approvisionnons directement auprès des fournisseurs, ce qui nous permet de vous proposer l’offre la plus large possible. Malgré toute l’attention que nous apportons à la mise à jour de notre base de données, il arrive exceptionnellement qu’un article ne soit plus disponible le jour où vous passez votre commande. Dans l’impossibilité de vous garantir une date de livraison et pour éviter de vous faire trop attendre, nous avons, préféré annuler cette partie de votre commande. Vous ne serez évidemment pas débité de son montant puisque nous établissons la facture seulement au moment où votre article est expédié.”

Alors voilà, j’ai pris deux décisions graves ce matin :

1. je n’achèterai plus de cd

2. je ne prendrai plus cette $*£%@ de carte qu’il faut payer, et j’essaierai à l’avenir, tant que faire se peut, de fuir ces soit-disant “agitateurs de curiosité” qui se foutent de la gueule de leurs clients et qui sont surtout des “agitateurs de morosité” (tous ceux qui me connaissent savent ce que j’ai pu dépenser dans ma fnac de province et ce que cela signifie comme manque à gagner pour cet “agitateur d’absurdité”).

écrit par pazpatu